Un bail verbal reste un bail
Il faut d'abord dissiper une crainte répandue : le preneur qui exploite des terres en vertu d'un bail verbal ne perd pas sa protection parce que rien n'a été signé. Le bail existe, il produit ses effets, et le bailleur ne peut pas y mettre fin plus facilement pour autant.
Ce qui manque, c'est la preuve de son contenu. Quelles parcelles exactement ? Depuis quand ? Pour quel fermage ? Avec quelles conditions particulières ? Tant que les parties s'entendent, ces questions restent théoriques. Elles deviennent très concrètes au moment d'un décès, d'une vente ou d'un congé.